American Caper | Notre critique du Vol.2 : une bonne montée d’intensité

Le second volume d’American Caper est disponible depuis aujourd’hui, et nous vous proposons dès maintenant une critique de ce nouveau chapitre qui nous plonge un peu plus dans l’histoire et monte déjà bien en intensité!

Un petit mois après la sortie du premier volume d’American Caper (c’était le 12 novembre dernier, et notre critique est disponible juste ici), place désormais à la suite des aventures. L’occasion de retrouver William Hamilton et Orson Charmers, d’en savoir un peu plus sur leur quotidien, tout en découvrant de nouveaux personnages. Accrochez-vous, car ce second chapitre hausse le ton.

American Caper — Vol.2 : tout le monde cache des secrets

Le premier volume d’American Caper était clairement une mise en bouche. L’occasion de nous présenter les deux protagonistes principaux, poser le cadre et l’ambiance de la ville de Verona, dans le Wyoming. De découvrir en profondeur la famille Hamilton, qui semblait être au bord du chaos. Surtout face à leurs voisins, les Charmers, qui semblaient être une véritable petite famille parfaite. Bien entendu, ce premier chapitre s’achevait sur un joli cliffhanger, qui nous faisait comprendre que les Charmers n’étaient peut-être pas aussi parfaits qu’on pourrait le croire. 

Ce second volume repart sur les mêmes bases. Globalement, nous allons nous attarder sur William Hamilton et Orson Charmers et découvrir un nouveau personnage, haut en couleur : Marty Blowman.

Critique American Caper Vol.2
© Absurd Ventures | American Caper Vol.2

Marty est un riche homme d’affaires qui a fait fortune dans l’industrie pharmaceutique à Wall Street. Il a décidé, sur un coup de tête, de tout quitter à New York, pour devenir cow-boy dans le Wyoming et dans la ville de Verona. Ici, il peut être lui même, chasser les animaux, investir et cultiver son Xylosarin. Il s’agit d’une nouvelle création, maison, permettant de remplacer le sucre. Une véritable solution miracle qui permet de se faire plaisir, sans grossir !

Marty est un homme complètement dérangé, dopé aux stéroïdes, instables, avec un très gros côté raciste et beauf. C’est le client de la boîte de William Hamilton, et ces derniers doivent collaborer. L’objectif est de faire valider les essais du Xylosarin auprès des lobbies médicaux. Le problème ? C’est que cette nouvelle préparation miracle provoque le cancer. Du moins, le cancer des rats.

Critique American Caper Vol.2
© Absurd Ventures | American Caper Vol.2

Encore une fois, c’est là que l’on peut voir et profiter du talent d’écriture de Dan Houser et Lazlow, avec leur subtilité, leur humour, ce côté sarcastique et satirique. Dans le premier volume d’American Caper, on nous informé que le cabinet d’avocats de William Hamilton n’était clairement pas le cabinet le plus éthique. Ils ne défendaient clairement pas les bonnes causes. Et, c’est donc sans surprise que l’on découvre que Marty travaille avec eux.

Dans une séquence très drôle, William indique à son patron qu’il n’est pas très à l’aise à l’idée de signer avec Marty, puisque les premiers tests de sa solution, en laboratoire sur les rats, ne sont pas du tout convaincants. Cette dernière provoque de graves effets secondaires et même le cancer. Une inquiétude balayée par le patron de William, qui lui indique qu’il n’y a aucun risque, tant que l’on n’est pas un rat.

Une fois chez Marty, William ne peut que constater l’ampleur des dégâts.

Critique American Caper Vol.2
© Absurd Ventures | American Caper Vol.2

Dans ses nombreuses particularités, nous pouvons ajouter que Marty a quelques soucis avec le sexe, qu’il est accroc à la masturbation et que, d’ailleurs, sa semence fait clairement partie des ingrédients secrets de sa solution miracle pour remplacer le sucre. Une scène hilarante, où William semble complètement dépassé, se faisant, une nouvelle fois, marcher dessus, incapable de s’imposer ou se faire entendre.

Ce vol.2 d’American Caper nous permet justement d’en savoir plus sur la personnalité de William. Plus que jamais, cela semble être une personne en détresse, qui a clairement perdu le fil de sa vie. Sa femme ne le respecte pas, ses enfants se moquent de lui, son patron le malmène et il est incapable de tenir tête à qui que ce soit. Pire encore, ses addictions aux jeux ne sont toujours pas derrière lui.

Critique American Caper Vol.2
© Absurd Ventures | American Caper Vol.2

William en vient presque à nous faire de la peine. On sent qu’il est totalement désabusé et qu’il ne maîtrise plus rien. Alors que son patron lui ordonne de se rendre chez Marty pour parler du contrat, William ne peut pas s’empêcher de s’arrêter au casino, où il va faire une nouvelle fois des folies et perdre tout son argent. Il n’a aucune volonté. Il se déteste pour cela.

Et cela ne l’aide clairement pas à garder la face et se faire respecter. Autant par sa famille, que dans le domaine professionnel. Face à Marty, il est incapable d’en placer une et subit clairement le moment. Alors que William avait des plans pour sa journée, son patron lui ordonne de tout annuler, pour aller voir Marty en urgence. Et William s’exécute. On ressent vraiment le côté tragique du personnage qui semble vivre une vie déplorable et qui ne sait clairement pas quoi faire pour s’en sortir.

L’escapade de William au casino nous permet de contempler, une nouvelle fois, une fausse pub réalisée par Absurd Ventures, qui s’insère parfaitement dans le comics.

Là encore, on ressent le style de Dan et Lazlow à travers ses pubs. Le souci du détail et la qualité de ces dernières, qui sont parfaitement placées dans le comics. Cela agrémente le Lore d’American Caper, nous rappelant les fausses publicités dans les livrets des anciens Grand Theft Auto. Un plaisir !

Parmi tout ce chaos, les Charmers ne sont pas oubliés. Et, un gros focus est réalisé sur Orson, le père de famille. On apprend que ce dernier cache un lourd secret à sa femme et que c’est le point de départ d’une série de problèmes dans lesquels il va s’engouffrer. Pour essayer de rattraper son péché, Orson va se confier à son patron. Hélas, ce dernier n’est clairement pas bienveillant et il va tout simplement y voir une opportunité de manipuler et d’abuser d’Orson. Mr Charmers va alors tomber dans de nouveaux soucis qui vont rajouter un nouveau gros secret qui va le hanter chaque jour.

Critique American Caper Vol.2
© Absurd Ventures | American Caper Vol.2

C’est à ce moment-là que le portrait quasiment parfait de la famille Charmers commence à s’effriter. Car, de son côté, Eliza, la femme d’Orson, semble elle aussi cacher quelque chose, espérant pouvoir, un jour, discuter en toute honnêteté avec son mari, et ce dernier l’acceptera comme elle est

Le second volume d’American Caper se termine, là encore, sur une scène intrigante, nous laissant une nouvelle fois sur notre faim. Il va falloir désormais faire preuve de patience et attendre jusqu’au 21 janvier 2026, pour le Vol.3 du comics. 

Critique American Caper Vol.2

Ce second volume d’American Caper est une très bonne continuité. Ce chapitre commence tout doucement à creuser et nous dévoiler un peu plus les secrets et caractères de chaque protagoniste. L’humour et le côté satirique sont toujours bien présents, permettant, là encore, de dénoncer de nombreuses situations. Plus que jamais, nous avons hâte de lire la suite pour savoir comment les choses vont évoluer.

Mais, dans tous les cas, cela part sur de très bonnes bases. Rendez-vous le 21 janvier 2026, pour le Vol.3. Puis, les 18 février et 18 mars 2026 pour le Vol.4 et 5. 


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