American Caper | Notre critique du Vol.2 : une bonne montée d'intensité
Le second volume d’American Caper est disponible depuis aujourd’hui, et nous vous proposons dès maintenant une critique de ce nouveau chapitre qui nous plonge un peu plus dans l’histoire et monte déjà bien en intensité !
Un petit mois après la sortie du premier volume d’American Caper (c’était le 12 novembre dernier, et notre critique est disponible juste ici), place désormais à la suite des aventures. L’occasion de retrouver William Hamilton et Orson Charmers, d’en savoir un peu plus sur leur quotidien, tout en découvrant de nouveaux personnages. Accrochez-vous, car ce second chapitre hausse le ton.
American Caper — Vol.2 : tout le monde cache des secrets
https://youtu.be/jvJi5yVB-Fw
Le premier volume d’American Caper était clairement une mise en bouche. L’occasion de nous présenter les deux protagonistes principaux, poser le cadre et l’ambiance de la ville de Verona, dans le Wyoming. De découvrir en profondeur la famille Hamilton, qui semblait être au bord du chaos. Surtout face à leurs voisins, les Charmers, qui semblaient être une véritable petite famille parfaite. Bien entendu, ce premier chapitre s’achevait sur un joli cliffhanger, qui nous faisait comprendre que les Charmers n’étaient peut-être pas aussi parfaits qu’on pourrait le croire.
Ce second volume repart sur les mêmes bases. Globalement, nous allons nous attarder sur William Hamilton et Orson Charmers et découvrir un nouveau personnage, haut en couleur : Marty Blowman.

Marty est un riche homme d’affaires qui a fait fortune dans l'industrie pharmaceutique à Wall Street. Il a décidé, sur un coup de tête, de tout quitter à New York, pour devenir cow-boy dans le Wyoming et dans la ville de Verona. Ici, il peut être lui même, chasser les animaux, investir et cultiver son Xylosarin. Il s’agit d’une nouvelle création, maison, permettant de remplacer le sucre. Une véritable solution miracle qui permet de se faire plaisir, sans grossir !
Marty est un homme complètement dérangé, dopé aux stéroïdes, instables, avec un très gros côté raciste et beauf. C’est le client de la boîte de William Hamilton, et ces derniers doivent collaborer. L’objectif est de faire valider les essais du Xylosarin auprès des lobbies médicaux. Le problème ? C’est que cette nouvelle préparation miracle provoque le cancer. Du moins, le cancer des rats.

Encore une fois, c’est là que l’on peut voir et profiter du talent d’écriture de Dan Houser et Lazlow, avec leur subtilité, leur humour, ce côté sarcastique et satirique. Dans le premier volume d’American Caper, on nous informé que le cabinet d’avocats de William Hamilton n’était clairement pas le cabinet le plus éthique. Ils ne défendaient clairement pas les bonnes causes. Et, c’est donc sans surprise que l’on découvre que Marty travaille avec eux.
Dans une séquence très drôle, William indique à son patron qu’il n’est pas très à l’aise à l’idée de signer avec Marty, puisque les premiers tests de sa solution, en laboratoire sur les rats, ne sont pas du tout convaincants. Cette dernière provoque de graves effets secondaires et même le cancer. Une inquiétude balayée par le patron de William, qui lui indique qu’il n’y a aucun risque, tant que l’on n’est pas un rat.
Une fois chez Marty, William ne peut que constater l'ampleur des dégâts.

Dans ses nombreuses particularités, nous pouvons ajouter que Marty a quelques soucis avec le sexe, qu’il est accroc à la masturbation et que, d’ailleurs, sa semence fait clairement partie des ingrédients secrets de sa solution miracle pour remplacer le sucre. Une scène hilarante, où William semble complètement dépassé, se faisant, une nouvelle fois, marcher dessus, incapable de s’imposer ou se faire entendre.
Ce vol.2 d’American Caper nous permet justement d’en savoir plus sur la personnalité de William. Plus que jamais, cela semble être une personne en détresse, qui a clairement perdu le fil de sa vie. Sa femme ne le respecte pas, ses enfants se moquent de lui, son patron le malmène et il est incapable de tenir tête à qui que ce soit. Pire encore, ses addictions aux jeux ne sont toujours pas derrière lui.

William en vient presque à nous faire de la peine. On sent qu’il est totalement désabusé et qu’il ne maîtrise plus rien. Alors que son patron lui ordonne de se rendre chez Marty pour parler du contrat, William ne peut pas s’empêcher de s’arrêter au casino, où il va faire une nouvelle fois des folies et perdre tout son argent. Il n’a aucune volonté. Il se déteste pour cela.
Et cela ne l’aide clairement pas à garder la face et se faire respecter. Autant par sa famille, que dans le domaine professionnel. Face à Marty, il est incapable d’en placer une et subit clairement le moment. Alors que William avait des plans pour sa journée, son patron lui ordonne de tout annuler, pour aller voir Marty en urgence. Et William s’exécute. On ressent vraiment le côté tragique du personnage qui semble vivre une vie déplorable et qui ne sait clairement pas quoi faire pour s’en sortir.
L’escapade de William au casino nous permet de contempler, une nouvelle fois, une fausse pub réalisée par Absurd Ventures, qui s’insère parfaitement dans le comics.
Là encore, on ressent le style de Dan et Lazlow à travers ses pubs. Le souci du détail et la qualité de ces dernières, qui sont parfaitement placées dans le comics. Cela agrémente le Lore d’American Caper, nous rappelant les fausses publicités dans les livrets des anciens Grand Theft Auto. Un plaisir !
Parmi tout ce chaos, les Charmers ne sont pas oubliés. Et, un gros focus est réalisé sur Orson, le père de famille. On apprend que ce dernier cache un lourd secret à sa femme et que c’est le point de départ d’une série de problèmes dans lesquels il va s’engouffrer. Pour essayer de rattraper son péché, Orson va se confier à son patron. Hélas, ce dernier n'est clairement pas bienveillant et il va tout simplement y voir une opportunité de manipuler et d’abuser d’Orson. Mr Charmers va alors tomber dans de nouveaux soucis qui vont rajouter un nouveau gros secret qui va le hanter chaque jour.

C’est à ce moment-là que le portrait quasiment parfait de la famille Charmers commence à s’effriter. Car, de son côté, Eliza, la femme d’Orson, semble elle aussi cacher quelque chose, espérant pouvoir, un jour, discuter en toute honnêteté avec son mari, et ce dernier l’acceptera comme elle est.
Le second volume d’American Caper se termine, là encore, sur une scène intrigante, nous laissant une nouvelle fois sur notre faim. Il va falloir désormais faire preuve de patience et attendre jusqu’au 21 janvier 2026, pour le Vol.3 du comics.

Ce second volume d’American Caper est une très bonne continuité. Ce chapitre commence tout doucement à creuser et nous dévoiler un peu plus les secrets et caractères de chaque protagoniste. L’humour et le côté satirique sont toujours bien présents, permettant, là encore, de dénoncer de nombreuses situations. Plus que jamais, nous avons hâte de lire la suite pour savoir comment les choses vont évoluer.
Mais, dans tous les cas, cela part sur de très bonnes bases. Rendez-vous le 21 janvier 2026, pour le Vol.3. Puis, les 18 février et 18 mars 2026 pour le Vol.4 et 5.
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American Caper | Notre critique du Vol.1 : une très bonne entrée en matière ?
La semaine dernière, Absurd Ventures publiait son nouveau projet, avec le premier volume de sa série de comics American Caper. Il s’agit de la deuxième propriété intellectuelle après A Better Paradise. Il est grand temps de vous livrer notre avis.
Cet été, à la rentrée, nous avons eu la chance de découvrir en avant-première les premières pages d’American Caper. Ce premier aperçu avait de quoi nous satisfaire. Dès les premières lignes de dialogues, on comprenait que l’objectif d’Absurd Ventures, de Dan Houser, mais aussi de Lazlow, était de créer leur propre Grand Theft Auto.
American Caper est une satire de la société américaine, violente, vulgaire, et particulièrement drôle. Et, pour ne pas faire durer le suspense, ce premier volume le confirme de la plus belle des manières et nous offre une très bonne introduction.
L'histoire d'une société triste à cause des autres
https://youtu.be/dElWItBS7Ec
Ce premier volume d’American Caper nous plonge dans la ville fictive de Vérone dans l’état du Wyoming, aux États-Unis. La BD introduit directement William Hamilton. Un ancien avocat, ruiné, déprimé, avec une famille qui est loin de faire rêver. William se décrit lui-même comme une personne détestable. Il ira même jusqu'à dire qu'il ne se baiserait pas lui même, même si on le payait. Il a fait les mauvais choix, il a tout perdu dans les jeux de hasard et, désormais, ses rêves se sont envolés. Lui qui a toujours voulu être un héros, il se retrouve au bas de l’échelle.
Sa femme, Marnie, n’est pas bien mieux. Raciste, qui juge les autres principalement par leurs couleurs de peau, adepte des théories du complot, qui passe son temps sur les réseaux sociaux à insulter et se faire insulter par les nombreux trolls, tout en mangeant de nombreux snacks qui ne l’aident pas à s’entretenir. Les deux premiers personnages d’American Caper ne donnent clairement pas envie d’être à leur place.
Marnie est le cliché du raciste. On sent la petite patte dans l’écriture de Dan, avec un échange assez drôle de Marnie qui critique les immigrés. William lui fait alors remarquer qu’elle-même est immigrée, puisque ses grands-parents sont arrivés aux États-Unis après avoir quitté la Norvège. Ce à quoi Marnie répond que c’est différent, étant donné qu’ils sont blancs.

William continue de nous présenter sa famille, avec sa fille, Arabella. Cette dernière est l’opposé de sa mère. Très engagée, jusqu’à l’extrême, qui va détester tout ce que sa mère adore. Elle habite à New York, puisqu’elle étudie dans une université à Brooklyn. Arabella déteste son père, qu’elle considère comme passif, lui reprochant d’accepter tout ce qui va mal dans leur société. Bien entendu, elle déteste aussi sa mère, puisqu’elle est en désaccord sur tous les points. Les deux se détestent. Et les deux détestent William.
Enfin, on fait la connaissance de Brian, le fils de la famille Hamilton. Ce dernier est au lycée et se moque des combats menés par sa soeur et sa mère. Il rêve de devenir un héros, de faire tomber les filles et d'être populaire. Mais, il ne sait absolument pas comment atteindre ses objectifs. C'est un ado tourmenté, pas très bien, ni très heureux dans sa vie.

Après avoir fait la connaissance de la famille Hamilton, nous avons l’opportunité d’avoir un aperçu des premiers habitants de Vérone. Et tous semblent mener une vie chaotique. Du général de guerre, qui a fait plusieurs erreurs en Iraq et qui a du sang d’innocents sur les mains, au magnat de Wall Street, persuadé d’être un cow-boy, en passant par le promoteur immobilier qui se moque de l’environnement et qui détruit des hectares de végétations pour construire des golfs de luxe, on comprend vite que les personnages d’American Caper ont tous de gros soucis. Des personnages clairement pas fréquentables.
C’est à ce moment-là qu’une petite lueur d’espoir arrive avec la présentation des Charmers. Ce sont les voisins de William. Des mormons, une grande famille composée de six enfants. Ils semblent être la parfaite petite famille, qui s’aime et qui est très bienveillante. Ils passent même comme une anomalie dans cette ville de Vérone.
Rapidement, on apprend que William est obnubilé par Eliza, la femme de son voisin Orson, qu’il trouve bien trop sexy. Contrairement à sa propre femme.

La fin de ce premier volume est centrée sur les Charmers et notamment le père de famille : Orson. Ce dernier semble avoir une vie de rêve. Il a une belle maison, une très belle femme, de beaux enfants, il a de l’argent, tout ce qui pourrait satisfaire la plupart des hommes. Hélas, les belles histoires ne durent jamais trop longtemps dans American Caper. Derrière cette image de père de famille modèle, Orson cache un terrible secret. Ce dernier a des choses à se faire pardonner et il a voulu se tourner vers la religion, grâce à son patron.
Mais, Orson n’a pas un travail très commun. Et, le secret de Monsieur Charmers semble être le point de départ de l’intrigue d’American Caper que l’on découvrira, un peu plus en profondeur le mois prochain, à partir du 24 décembre et la sortie du Vol.2.
Ce premier volume d’American Caper est une très bonne mise en bouche. L’ambiance est posée. Les premiers personnages semblent tous avoir des choses à se reprocher, tout en baignant dans des affaires très louches. En tête de liste, William Hamilton et Orson Charmers, les personnages principaux de ce récit. La fin du chapitre nous laisse sur un joli cliffhanger qui nous promet une aventure folle.
Côté écriture et narration, le récit est parfaitement mené par Dan Houser et Lazlow. Certains dialogues sont vraiment drôles, tandis que d’autres le sont malgré eux, tant la situation est absurde. Vivement la suite !
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